Le monoxyde de carbone, c’est aussi en été !
Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant difficile à détecter : il est incolore et inodore, ce qui le rend particulièrement dangereux. Il provient d’une combustion incomplète de matières carbonées (bois, gaz, charbon, essence, fuel) due à un manque d’oxygène.
Si les expositions au monoxyde de carbone sont connues en hiver par dysfonctionnement ou par un mauvais usage des appareils à combustion (chaudières, poêles, cheminées, chauffe-eaux, groupes électrogènes, braseros…), le risque en période de canicule est moins évident dans les esprits.
Et pourtant, le risque existe réellement, notamment :
- Car les chaudières et les chauffe-eaux fonctionnent pour la production d’eau chaude sanitaire
- Les très fortes chaleurs sont défavorables à la bonne évacuation des gaz de combustion dans les conduits de cheminée : dans certains cas, (absence de vent, fort ensoleillement des conduits de fumées) le monoxyde de carbone peut refouler vers l’intérieur du logement
Y penser devant des symptômes évocateurs, même légers, surtout en cas de fortes chaleurs !
Devant tout maux de tête, fatigue, nausées, vomissements, vertiges apparaissant plus ou moins rapidement et d’autant plus s’il y a un contexte collectif, pensez à écarter le risque d’intoxication au monoxyde de carbone.
Les installations en cause pouvant émettre du CO de manière intermittente, les symptômes peuvent être plus légers en été qu’en hiver.
En cas de risque, ou même de simple doute : garder les bons réflexes :
> Aérer immédiatement les locaux
> Arrêter autant que possible les appareils à combustion
> Evacuer le plus rapidement possible et appeler les secours (15, 18, 112) ou un centre antipoison
Les bons réflexes à avoir en été comme en hiver :

